Mishna Demaï - Chapitre 4

dimanche 26 juillet 2026
par  Paul Jeanzé

Mishna 4.1

Celui qui achète des produits à quelqu’un qui n’est pas digne de confiance en matière de dîmes, et qui a oublié de les dîner, et qui a demandé [au vendeur] le jour du Shabbat [s’ils avaient été dîmes], peut manger en se fiant à sa parole. À la tombée de la nuit du Shabbat, il ne peut en manger à moins d’avoir d’abord prélevé la dîme. S’il n’a pas pu trouver le vendeur, et qu’une autre personne qui n’est pas digne de confiance en matière de dîmes lui a dit « ils sont dîmes », il peut en manger sur sa parole. À la tombée de la nuit du Shabbat, il ne peut en manger à moins d’en avoir d’abord prélevé la dîme. Terumat maaser de demaï qui s’est à nouveau mélangé [avec les produits] dont il a été prélevé : Rabbi Shimon Shezuri dit : même un jour de semaine, il peut demander au vendeur et manger sur la base de sa parole.

Demaï - chapitre 4 - michna 1

Mishna 4.2

Celui qui a fait le vœu [que son ami ne puisse tirer aucun bénéfice de lui] à moins qu’il ne mange avec lui, et que l’ami ne lui fasse pas confiance en matière de dîmes, il peut manger avec lui le premier Shabbat même s’il ne lui fait pas confiance en matière de dîmes, à condition que son ami lui ait dit que la nourriture avait été soumise à la dîme. Mais la deuxième semaine, même s’il a fait le vœu de ne pas bénéficier de lui, il ne peut pas manger avec lui à moins d’avoir d’abord prélevé la dîme [sur les produits].

Demaï - chapitre 4 - michna 2

Mishna 4.3

Rabbi Eliezer dit : « Un homme n’est pas tenu de désigner la dîme des pauvres sur le demaï. » Mais les Sages disent : « Il doit la désigner, mais il n’est pas tenu de la mettre à part. »

Demaï - chapitre 4 - michna 3

Mishna 4.4

Celui qui a désigné la terumat maaser du demaï, ou la dîme du pauvre sur des produits qui n’avaient certainement pas été soumis à la dîme, ne doit pas les séparer le jour du Shabbat. Mais si le prêtre ou le pauvre mangeait régulièrement avec lui, ils peuvent venir manger à condition qu’il les en informe.

Demaï - chapitre 4 - michna 4

Mishna 4.5

Celui qui dit à un autre qui n’est pas digne de confiance en matière de dîmes : « Achète-moi [des produits] auprès de quelqu’un de confiance ou de quelqu’un qui paie la dîme », [le messager] ne doit pas être cru. « Achète-le pour moi auprès d’untel », on peut lui faire confiance. S’il est allé l’acheter auprès de lui [et qu’il est ensuite revenu] en disant : « Je ne l’ai pas trouvé, alors je l’ai acheté pour toi auprès d’un autre homme digne de confiance », on ne peut pas lui faire confiance.

Demaï - chapitre 4 - michna 5

Mishna 4.6

On entre dans une ville et on ne connaît personne. On demande : « Qui ici est digne de confiance ? Qui paie la dîme ici ? » Une personne répond : « C’est moi. » On ne peut pas lui faire confiance. [Mais si] il répond : « Untel est digne de confiance », on peut lui faire confiance. Il est allé acheter chez untel et lui a demandé : « Qui vend ici des produits mûrs ? » et untel a répondu : « C’est lui qui t’a envoyé vers moi », bien qu’ils semblent se rendre service mutuellement, on peut leur faire confiance.

Demaï - chapitre 4 - michna 6

Mishna 4.7

Si des conducteurs d’ânes entraient dans une ville et que l’un d’eux déclarait : « Mes produits sont frais, mais ceux de mon ami sont vieux », ou « Mes produits n’ont pas été soumis à la dîme, mais ceux de mon ami l’ont été », on ne peut pas leur faire confiance. Rabbi Juda dit : on peut leur faire confiance.

Demaï - chapitre 4 - michna 7

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Une journée ordinaire

Aujourd’hui est une journée ordinaire... enfin je crois. Je profite donc de cette journée ordinaire pour mettre en ligne mon dernier roman, intitulé sobrement... une journée ordinaire.

Dans la mesure où j’aurai eu besoin d’un peu plus de quatre années pour voir ce petit livre achevé, ne devrais-je pas considérer cette journée comme extraordinaire ? Peut-être... peut-être pas. D’une certaine façon, n’est-il pas extraordinaire de pouvoir profiter d’une journée ordinaire ?

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne journée... ordinaire.
Paul Jeanzé, le 19 décembre 2025


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