Mishna Demaï - Chapitre 3

jeudi 23 juillet 2026
par  Paul Jeanzé

Mishna 3.1

Ils peuvent donner du demaï aux pauvres et aux invités (ou aux troupes de passage). Rabban Gamaliel avait coutume de donner du demaï à ses ouvriers. [Quant aux] collecteurs de charité : Bet Shammaï dit : ils doivent donner des [produits] titrés à celui qui ne paie pas la dîme, et des [produits] non titrés à celui qui paie la dîme. De cette manière, il s’ensuivra que chacun mangera des produits qui ont été consacrés (dîmes). Mais les sages disent : ils peuvent collecter sans distinction et distribuer sans distinction. Et celui qui souhaite consacrer ses produits en les soumettant à la dîme, qu’il le fasse.

Demaï - chapitre 3 - michna 1

Mishna 3.2

Celui qui veut couper les feuilles des légumes afin d’alléger son fardeau ne doit pas les jeter avant de les avoir [d’abord] soumises à la dîme. Celui qui prend des légumes au marché [avec l’intention de les acheter], puis décide de les remettre en place, ne doit pas les remettre en place avant de les avoir [d’abord] soumis à la dîme, car rien ne manque [après qu’ils ont été soumis à la dîme] si ce n’est leur quantité. Mais s’il se tenait [là, en train de décider quoi] acheter et qu’il voyait ensuite un autre lot de meilleure qualité, il peut les remettre en place [sans les avoir soumis à la dîme], puisqu’il ne les avait pas encore pris en possession.

Demaï - chapitre 3 - michna 2

Mishna 3.3

Si quelqu’un trouve des produits sur la route et les ramasse pour les manger, puis décide de les cacher, il ne peut les cacher qu’après avoir [d’abord] prélevé la dîme. Mais s’il les a ramassés dès le départ uniquement pour les préserver de la destruction, il est exempté [de la dîme]. Tout produit qu’on ne peut vendre [en état de] demaï, on ne peut l’envoyer [en cadeau] à son ami [en état de] demaï. Rabbi Yose autorise [à envoyer en cadeau des produits] qui sont certainement non-décimés, à condition qu’il en informe le destinataire.

Demaï - chapitre 3 - michna 3

Mishna 3.4

Celui qui apporte son blé à un meunier samaritain ou à un meunier am haaretz, [le blé, une fois moulu] conserve son statut antérieur en ce qui concerne la dîme et la loi sur les produits de la septième année. [Mais s’il l’a apporté] à un meunier païen, [le blé, une fois moulu, a le statut de] demaï. Celui qui a déposé ses produits chez un Samaritain ou un am haaretz, [les produits] conservent leur statut antérieur en ce qui concerne la dîme et la loi sur les produits de la septième année. [Mais s’il les a laissés] chez un païen, ils sont comme les produits du païen. Rabbi Shimon dit : [ils deviennent] demaï.

Demaï - chapitre 3 - michna 4

Mishna 3.5

Celui qui donne [des produits] à une aubergiste [pour qu’elle les prépare en nourriture], doit prélever la dîme sur ce qu’il lui donne et sur ce qu’il reprend chez elle, car on la soupçonne de les échanger [contre ses propres produits]. Rabbi Yose a dit : nous ne sommes pas responsables des trompeurs. Au contraire, il doit prélever la dîme uniquement sur ce qu’il reprend chez elle.

Demaï - chapitre 3 - michna 5

Mishna 3.6

Celui qui donne [des produits] à sa belle-mère [pour qu’elle les prépare], doit prélever la dîme sur ce qu’il lui donne et sur ce qu’il reprend, car elle est soupçonnée de remplacer tout [aliment] qui s’est gâté. Rabbi Juda a dit : elle souhaite le bien-être de sa fille et a honte [de servir de la nourriture avariée] à son gendre. Rabbi Juda est d’accord [avec les autres sages] pour dire que si l’on donne à sa belle-mère des produits de la septième année, elle n’est pas soupçonnée de les avoir remplacés et de donner à sa fille à manger des produits de la septième année.

Demaï - chapitre 3 - michna 6

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Une journée ordinaire

Aujourd’hui est une journée ordinaire... enfin je crois. Je profite donc de cette journée ordinaire pour mettre en ligne mon dernier roman, intitulé sobrement... une journée ordinaire.

Dans la mesure où j’aurai eu besoin d’un peu plus de quatre années pour voir ce petit livre achevé, ne devrais-je pas considérer cette journée comme extraordinaire ? Peut-être... peut-être pas. D’une certaine façon, n’est-il pas extraordinaire de pouvoir profiter d’une journée ordinaire ?

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne journée... ordinaire.
Paul Jeanzé, le 19 décembre 2025


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