Mishna Péah - Chapitre 5

mardi 23 juin 2026
par  Paul Jeanzé

Mishna 5.1

Si un tas de grains a été empilé [sur une partie d’un champ] d’où les glanages n’avaient pas encore été ramassés, tout ce qui touche le sol appartient aux pauvres. Si le vent a dispersé les gerbes, on estime la quantité de glanages que le champ aurait produite et on la donne aux pauvres. Rabban Shimon ben Gamaliel dit : il doit donner aux pauvres la quantité qui serait tombée.

Péah - Chapitre 5 - Michna 1

Mishna 5.2

Le sommet d’un seul épi de blé [qui est resté] après la moisson et dont le sommet touche la tige encore debout : s’il peut être coupé avec la tige, il appartient au propriétaire ; mais sinon, il appartient aux pauvres. Si un épi de glane s’est mêlé à un tas de grain, [le propriétaire] doit prélever un épi de grain et le donner [au pauvre]. Rabbi Eliezer dit : comment ce pauvre homme pourrait-il donner en échange quelque chose qui n’était pas encore devenu sien ? Au contraire, [le propriétaire] doit transférer au pauvre la propriété de tout le tas, puis prélever un épi de grain et le lui donner.

Péah - Chapitre 5 - Michna 2

Mishna 5.3

Ils ne doivent pas [irriguer un champ] à l’aide d’une roue à eau, selon les paroles de Rabbi Meir. Les sages l’autorisent, car il est toujours possible [aux pauvres de récupérer leurs glanages].

Péah - Chapitre 5 - Michna 3

Mishna 5.4

Un propriétaire qui se déplaçait d’un endroit à l’autre et avait besoin de ramasser les glanes, la gerbe oubliée, la peah ou la dîme du pauvre, il peut les prendre, et lorsqu’il rentre chez lui, il doit payer [pour la quantité récoltée], selon les paroles de Rabbi Eliezer. Les sages disent : il était pauvre à ce moment-là [et n’a donc pas à restituer].

Péah - Chapitre 5 - Michna 4

Mishna 5.5

Celui qui fait un échange avec les pauvres, [ce qu’ils lui donnent en échange] est exempt [de dîmes], mais ce qu’[il donne en échange] pour la part des pauvres est soumis [aux dîmes]. Deux personnes qui ont reçu un champ en métayage, l’une peut donner à l’autre sa part de la dîme du pauvre et l’autre peut donner à l’autre sa part de la dîme du pauvre. Celui qui reçoit un champ afin de le moissonner, il lui est interdit de prendre les glanages, la gerbe oubliée, la peah ou la dîme du pauvre. Rabbi Juda a dit : Quand en est-il ainsi ? Lorsqu’il le reçoit [afin de payer au propriétaire] la moitié, le tiers ou le quart [de la récolte]. Mais [si le propriétaire] lui avait dit : « Un tiers de ce que tu récoltes t’appartient », alors il peut prendre les glanages, la gerbe oubliée et la peah, mais pas la dîme du pauvre.

Péah - Chapitre 5 - Michna 5

Mishna 5.6

Celui qui vend : le vendeur a le droit [de prendre les dons agricoles] et l’acheteur n’en a pas le droit. On ne peut pas embaucher un ouvrier à la condition que le fils [de l’ouvrier] ramasse les glanages après lui. Celui qui ne permet pas aux pauvres de ramasser, ou celui qui le permet à l’un mais pas à l’autre, ou celui qui aide l’un d’entre eux [à ramasser], voici, c’est un voleur des pauvres. À son sujet, il est dit : « N’enlève pas la borne de ceux qui montent (olim) » (Proverbes 22:28).

Péah - Chapitre 5 - Michna 6

Mishna 5.7

Une gerbe que les ouvriers ont oubliée mais pas le propriétaire, ou que le propriétaire a oubliée mais pas les ouvriers ; ou [une gerbe] devant laquelle les pauvres se sont placés [en masquant la vue], ou qu’ils ont recouverte de chaume, n’est pas considérée comme une gerbe oubliée.

Péah - Chapitre 5 - Michna 7

Mishna 5.8

Celui qui lie les gerbes en meules, en meules de base, en meules rondes ou en meules régulières n’est pas soumis à la loi de la gerbe oubliée [pendant qu’il lie]. [Lorsqu’il les apporte ensuite] à l’aire de battage, il est soumis à la loi de la gerbe oubliée. Celui qui empile les gerbes pour former une meule est soumis à la loi de la gerbe oubliée. [Lorsqu’il les apporte ensuite] à l’aire de battage, il n’est pas soumis à la loi de la gerbe oubliée. Voici la règle générale : quiconque forme les gerbes à l’endroit qui marque la fin du travail est soumis à la loi de la gerbe oubliée, [et ensuite, lorsqu’il les emmène] à l’aire de battage, il n’est pas soumis à la loi de la gerbe oubliée. Cependant, [celui qui empile les gerbes] à un endroit qui n’est pas le lieu où le travail s’achève n’est pas soumis à la loi de la gerbe oubliée ; [et par la suite, lorsqu’il les emmène] à l’aire de battage, il est soumis à la loi de la gerbe oubliée.

Péah - Chapitre 5 - Michna 8

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Une journée ordinaire

Aujourd’hui est une journée ordinaire... enfin je crois. Je profite donc de cette journée ordinaire pour mettre en ligne mon dernier roman, intitulé sobrement... une journée ordinaire.

Dans la mesure où j’aurai eu besoin d’un peu plus de quatre années pour voir ce petit livre achevé, ne devrais-je pas considérer cette journée comme extraordinaire ? Peut-être... peut-être pas. D’une certaine façon, n’est-il pas extraordinaire de pouvoir profiter d’une journée ordinaire ?

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne journée... ordinaire.
Paul Jeanzé, le 19 décembre 2025


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