Mishna Péah - Chapitre 4

jeudi 11 juin 2026
par  Paul Jeanzé

Mishna 4.1

La peah est prélevée [sur la récolte] tant qu’elle est encore attachée au sol. Mais dans le cas des branches de vigne suspendues et du palmier dattier, le propriétaire fait descendre [les fruits] et les distribue aux pauvres. Rabbi Shimon dit : il en va de même pour les arbres à noix lisses. Même si quatre-vingt-dix-neuf [parmi les pauvres] disent [au propriétaire] de les distribuer et qu’un seul dit de les laisser dans le champ, c’est ce dernier qui est écouté, puisqu’il a parlé conformément à la halakha.

Péah - Chapitre 4 - Michna 1

Mishna 4.2

Il n’en va pas de même pour les branches de vigne pendantes et les palmiers dattiers ; même si quatre-vingt-dix-neuf [des pauvres] disent [au propriétaire] de les laisser dans le champ et qu’un seul dit de les distribuer, c’est ce dernier qui est écouté, car il a parlé conformément à la halakha.

Péah - Chapitre 4 - Michna 2

Mishna 4.3

Si [un pauvre] a pris une partie de la peah [déjà ramassée] et l’a jetée sur le reste [non encore ramassé], il n’en obtient rien. S’il est tombé dessus ou a étendu son manteau dessus, on lui enlève la peah. Il en va de même pour les glanages et la gerbe oubliée.

Péah - Chapitre 4 - Michna 3

Mishna 4.4

[Les pauvres] ne peuvent pas moissonner la peah avec des faux ni l’arracher [du sol] avec des pelles, afin qu’ils ne se frappent pas les uns les autres [avec ces outils].

Péah - Chapitre 4 - Michna 4

Mishna 4.5

Trois fois par jour, [les pauvres] partent à la recherche [de peah dans les champs] : le matin, à midi et au coucher du soleil. Rabban Gamaliel dit : ces [heures] n’ont été fixées que pour éviter qu’ils n’en réduisent la quantité. Rabbi Akiva dit : elles ont été fixées pour éviter qu’ils n’en ajoutent. [Les hommes] de Bet Namer avaient coutume de faire récolter [la peah] par les pauvres à l’aide d’une corde, et ils laissaient de la peah au bout de chaque sillon.

Péah - Chapitre 4 - Michna 5

Mishna 4.6

Un non-juif qui a moissonné son champ puis s’est converti est exempté de [laisser] les glanages, la gerbe oubliée et la peah. Rabbi Juda l’oblige à laisser la gerbe oubliée, car il devient redevable de la gerbe oubliée au moment du liage.

Péah - Chapitre 4 - Michna 6

Mishna 4.7

Celui qui a consacré du blé sur pied [au Temple] puis l’a racheté alors qu’il était encore sur pied, il est tenu [de donner les offrandes agricoles aux pauvres]. [S’il a consacré] des gerbes et les a rachetées alors qu’elles étaient encore des gerbes, il est tenu. [S’il a consacré] du blé sur pied et l’a racheté [alors qu’il était déjà en] gerbes, il est exempté, car au moment où il est devenu redevable, il était exempté.

Péah - Chapitre 4 - Michna 7

Mishna 4.8

De même, celui qui consacre ses produits avant le stade où ils sont soumis à la dîme et les rachète ensuite, ceux-ci sont soumis [à la dîme]. Si [il les a consacrés] alors qu’ils étaient déjà soumis à la dîme et qu’il les a ensuite rachetés, ils sont soumis [à la dîme]. S’il les a consacrés avant qu’ils ne soient mûrs, et qu’ils ont mûri alors qu’ils étaient en possession du trésorier [du Temple], et qu’il les a ensuite rachetés, ils sont exemptés, car au moment où ils auraient été soumis, ils étaient exemptés.

Péah - Chapitre 4 - Michna 8

Mishna 4.9

Celui qui a ramassé la peah et a dit : « Ceci est pour tel ou tel pauvre » : Rabbi Eliezer dit : il l’a ainsi acquise pour lui. Les sages disent : il doit la donner au premier pauvre qu’il trouve. Les glanages, la gerbe oubliée et la peah des non-Juifs sont soumis à la dîme, à moins qu’il [le non-Juif] ne les ait déclarés sans propriétaire.

Péah - Chapitre 4 - Michna 9

Mishna 4.10

Qu’est-ce que les glanages ? Ce qui tombe au moment de la moisson. Si, pendant qu’il moissonnait, il a récolté une poignée, ou cueilli une poignée, puis qu’une épine l’a piqué, et que ce qu’il avait dans la main est tombé par terre, cela appartient toujours au propriétaire. [Ce qui tombe de] l’intérieur de la main ou de la faucille [appartient] aux pauvres, mais [ce qui tombe de] l’arrière de la main ou de la faucille [appartient] au propriétaire. [Ce qui tombe du] dessus de la main ou de la faucille : Rabbi Ishmael dit : aux pauvres ; mais Rabbi Akiva dit : au propriétaire.

Péah - Chapitre 4 - Michna 10

Mishna 4.11

[Le grain trouvé dans] les fourmilières où les tiges sont encore debout, voici, il appartient toujours au propriétaire. Après le passage des moissonneurs, ceux trouvés dans les parties supérieures [des fourmilières] appartiennent aux pauvres, mais [ceux trouvés] dans les parties inférieures [appartiennent] au propriétaire. Rabbi Meir dit : tout appartient aux pauvres, car les glanages sur lesquels il y a un doute sont considérés comme des glanages.

Péah - Chapitre 4 - Michna 11

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Une journée ordinaire

Aujourd’hui est une journée ordinaire... enfin je crois. Je profite donc de cette journée ordinaire pour mettre en ligne mon dernier roman, intitulé sobrement... une journée ordinaire.

Dans la mesure où j’aurai eu besoin d’un peu plus de quatre années pour voir ce petit livre achevé, ne devrais-je pas considérer cette journée comme extraordinaire ? Peut-être... peut-être pas. D’une certaine façon, n’est-il pas extraordinaire de pouvoir profiter d’une journée ordinaire ?

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne journée... ordinaire.
Paul Jeanzé, le 19 décembre 2025


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