Chapitre 12 (La voie des Justes)
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Le véritable moyen d’acquérir la pureté est la diligence dans l’étude des paroles de nos sages, de mémoire bénie, tant en matière de Halakha (loi juive) qu’en matière de mussar (éthique).
Car une fois qu’une personne a véritablement compris l’obligation de la pureté et sa nécessité, ayant déjà atteint la vigilance et le zèle en s’adonnant aux moyens qui permettent de les acquérir et en s’éloignant de ce qui y nuit, voici qu’il n’aura plus aucun obstacle l’empêchant d’atteindre la pureté, si ce n’est la connaissance des détails précis des mitsvot afin de se préserver dans chacune d’elles.
Par conséquent, il doit nécessairement acquérir une connaissance approfondie des Halakhot dans toute leur profondeur afin de connaître l’étendue des ramifications des mitsvot.
De plus, comme on est enclin à l’oubli de ces détails précis, il lui faudra étudier avec assiduité les livres qui les expliquent afin de les raviver dans son esprit. Alors, à coup sûr, il sera incité à les accomplir.
De même, en ce qui concerne les traits de caractère, il est nécessaire qu’il lise les enseignements du mussar, qu’ils proviennent des sages anciens ou plus récents. Car très souvent, même après avoir décidé de faire partie des personnes méticuleusement pures, il peut arriver qu’il pèche dans des détails qu’il n’a jamais appris.
Car l’homme ne naît pas sage et ne peut tout savoir. Mais en étudiant ces questions, il prendra conscience de ce qu’il ignorait, et il réfléchira à ce qu’il n’avait pas saisi auparavant, même à des questions qui ne figurent pas dans les livres eux-mêmes. Car lorsque son esprit est éveillé à la question, il va l’observer sous tous les angles et en tirer de nouvelles compréhensions de la source de la vérité.
Cependant, les facteurs qui entraînent la perte de cette qualité sont tous ceux qui nuisent à la vigilance, en plus du manque de maîtrise des lois et de l’éthique (Mussarim), comme je l’ai écrit plus haut. Nos sages ont déjà déclaré : « Un homme ignorant ne peut être pieux » (Avot 2:5). Car celui qui ne sait pas ne peut pas agir. De même, ils ont enseigné : « Grande est l’étude, car elle conduit à l’action » (Kidushin 40b).
