1962

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I - II
I
Mon âme livrée aux tourments de la vie Souvent, triste et mélancolique, Vient se reposer en ton sein. Ton souvenir revit plus libre et plus pur. Mon âme à l’abri de tous les fléaux Renaît et revit joyeuse. Mes yeux s’enfoncent dans un sommeil doux et trompeur, Et je vogue avec toi, parmi (…)
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III
Le voyageur souffre sur la route tapissée de silex remplie de gouffres… Le chemin est désert
Un rocher… Il s’assoit Le silence étouffe son cœur… Ses yeux regardent… loin… loin… Où va-t-il ?
Il rêve… Ses yeux suivent la boue noirâtre Sa pensée vagabonde Parmi les verts pâturages. Le bruit (…)
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IV
Seul, un pèlerin marche… La pluie, le vent, le soleil Ont buriné son visage. Une barbe sale et épaisse, Cache sa vieillesse…
La nuit déploie ses ailes de mélancolie. De-ci, de-là une maison En ruine Salue le pèlerin. De chaque côté des forêts d’arbres Calcinés Agitent leurs bras dépouillés Et (…)
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V
« Idiot, regarde où tu marches. Devant toi c’est le gouffre, la crevasse Où l’obscurité a édifié son royaume. » Moque-toi homme. Ce gouffre est plein de lumière. Les sources jaillissent pures et limpides. L’eau ne souille la roche de cristal Le soleil inonde, sans cesse, De ses rayons (…)
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VI
La ville a revêtu son manteau de pluie, Les passants courent, s’arrêtent, puis… disparaissent. Ils ont peur… Une terrasse de café, refuge du désespoir… À une table est assise une femme. Ses yeux sont pleins de veille… Elle regarde… Rien… Elle rêve… C’est elle… Tu la reconnais… Ses yeux se (…)
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Ma mie
Où se trouve ta couche de verdure ? Nous irons La main dans la main Parmi notre connaissance. Fatigués nous reposerons nos corps sur un tapis d’écume. Nous danserons dans les clairières accompagnés par le chant de mille oiseaux Nous nous baignerons dans les sources froides et limpides. Nous (…)
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VIII
Un feu de bois Dans la grande cheminée Les flammes S’échappent, rampent S’élancent Un morceau de bois S’écrase Une gerbe d’étincelles Jaillit Dans le ciel noir De la cheminée La pièce Doucement éclairée Garde ses secrets Quelques dessins épars Saluent l’ami Des manuscrits Gisent çà et là (…)
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IX et X
IX
Les ténèbres emplissaient la vallée, qui maintenant reposait dans le calme. On n’entendait plus la voix du laboureur, lançant des injures à son cheval. La route avait avalé pour quelques heures, les flâneurs inconscients. Au loin on devinait une ville, qui n’était plus qu’une horloge. La (…)
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XI
La Loire Prisonnière de ses rives maigres et nues, Engourdie par le froid, S’étire paresseusement. Quelques mouettes volent lourdement, Cherchant une proie Se faufilant dans l’onde muette. Les pavés blancs de gel Résonnent De mille coups meurtriers. Les trottoirs, trop faibles, Souffrent (…)
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XII
L’église Aux flèches amoureuses Mêle Ses pieux accents À la corne Du chasseur essoufflé Le château Témoin de la noblesse Qui expire À des accents de douceur Ce visage Aux mille yeux Triste de sa majesté Contemple la ville Agenouillée à ses pieds… Le Cher Source de verdure De son murmure (…)