Quand la justice ferma les yeux

samedi 31 décembre 2016
par  Paul Jeanzé
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Pour espérer faire pencher la balance en sa faveur
Il faut toujours avoir sur soi et dans ses poches
Quelques arguments de poids
Des poids lourds marqués au fer rouge
Brûlant tout sur leur passage
Laissant ainsi place nette à la manipulation des masses
Car ici-bas la légèreté n’est pas de mise
Pas de pochette en soie dépassant d’un costume
Pas de mouchoir blanc accroché au bras d’une chemise
Rien d’autre que le solide marteau et son enclume

Qu’il est bien loin ce temps où la justice
Épée à la main
Équilibrait les poids et les mesures
Avec un cœur avec une plume

Un jour sûrement par jeu
Elle mit un bandeau devant ses yeux
Et jeta brusquement en prison

Pour je ne sais trop quelle raison
Colin et Maillard
Ces gais lurons
Mes deux plus fidèles compagnons

Depuis ce jour sinistre j’écris
Avec mes mots j’écris je crie
Demandant la libération
De mes amis mes compagnons
Avec mon cœur avec ma plume
Sans le marteau et sans l’enclume


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